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« Quand la Résilience devient un chemin, une traversée incertaine »

La résilience, ce mot que l’on entend partout, comme un mantra à la mode. On nous dit qu’il faut être résilient, rebondir, apprendre de nos épreuves et ressortir plus fort, plus sage, plus lumineux. Mais quand on est au fond du gouffre, quand chaque jour ressemble à une épreuve, que l’on a l’impression d’avoir épuisé toutes nos forces, cette résilience, on aimerait bien savoir où elle se cache !

Si je t’écris aujourd’hui, c’est que j’ai passé ces dernières années à explorer ce territoire rude et fascinant qu’est la reconstruction de soi. 15 ans d’une traversée intense, précédée d’une trentaine d’année de souffrances psychiques, avec des tempêtes et des accalmies, des crevasses et ses sommets (euh… des sommets ??? 🤔 assez peu en fait 😂 ).

15 années pendant lesquelles j’apprends ce que cela signifie d’être résilient, loin des discours édulcorés que l’on pourrait retrouver dans le développement personnel ou ailleurs…

Selon les dictionnaires, la résilience est :

« la capacité d’un individu à surmonter les chocs traumatiques et à s’adapter positivement aux épreuves de la vie… C’est aussi rebondir avec une force nouvelle, même après les difficultés les plus intenses; la capacité d’un individu à supporter psychiquement les épreuves de la vie… »

Aujourd’hui, je t’amène avec moi découvrir quelles sont ces petites étincelles qui pourraient t’aider toi aussi sur ce chemin sinueux. À l’heure ou j’écris ces lignes, ce parcours n’est pas encore achevé.

Ma foi dans la vie et mon intuition me laissent à penser que l’aboutissement est proche… oufffff 😅

Accepter de tomber (et arrêter de culpabiliser)

a falling woman wearing a sheer dress

Cela commence quand tout semble s’écrouler et jouer en ta défaveur, au moment où tu t’écrases lamentablement au sol et que tu prends conscience de cette douleur insupportable. L’illusion voudrait qu’on se relève rapidement, qu’on essuie nos larmes et qu’on reparte la fleur au fusil, d’un pas léger.

Mais la réalité, c’est parfois être comme scotché, englué au sol un moment. Il semble impossible de se sortir de cette situation. Tu es à genou, épuisé, terrassé par la vie. Tu ne sais plus quelle est le bon choix à faire, souvent d’ailleurs, ce sont les mauvaises décisions qui sont prises en situation « d’urgence »… Prendre le temps de comprendre ce qui s’est passé, accueillir la souffrance, sans se juger, sans se flageller devient salutaire.

Le corps et l’esprit ont besoin de bien plus de temps que nous accorde le mental désireux de solutions radicales, immédiates et tranchantes…

L’intégration des événements nécessite de la patience et finalement l’acceptation que l’on se relèvera certainement à un moment ou à un autre. Et oui, une des lois fondamentales de la vie est qu’elle est régie par des cycles sans fin… On peut donc garder confiance, espérer et croire sincèrement en un changement prochain…  

Comme on pouvait s’y attendre et pour rajouter du drame à notre situation, nous avons tendance à nous infliger une double peine : souffrir et ajouté à cela, une belle culpabilité de souffrir. « Je devrais aller mieux, je devrais être plus fort, je devrais arrêter de pleurer… » (les mêmes injonctions reçues enfant…) Stop !!!! Il n’y a pas de calendrier préétabli pour guérir. Chaque douleur a son rythme, chaque blessure a besoin de son propre temps, autrement elle jaillira à nouveau à un moment ou à un autre jusqu’à ce qu’elle soit accueillie, conscientisée, intégrée et finalement transmutée.  

La lumière n’est jamais très loin, ah oui?!?! Et où se cache t’elle???

montrer une femme sur le chemin sinueux de la résilience
Le chemin sinueux de la résilience

Dans les moments les plus sombres, on a la sensation de perdre la joie pour toujours…

Pourtant, même dans les tunnels les plus obscurs, il y a toujours une brèche, un filet de lumière qui attend qu’on le remarque. Parfois, c’est une simple brise sur notre peau, un chant d’oiseau, une conversation inattendue qui fait du bien.

La résilience combinée à la gratitude, c’est aussi apprendre à repérer ces instants, aussi fugaces soient-ils, et les chérir comme des trésors.

Ils sont comme une parenthèse lorsque le sort s’acharne, une bulle d’oxygène quand on étouffe sous le poids écrasant des épreuves. Avancer doucement sans omettre d’observer les beautés du monde, aussi insignifiantes soient-elles.

Cultiver la contemplation est, selon moi, un moyen de ne pas sombrer au plus profond de l’abîme.

Reprendre occasionnellement l’art de la photographie est une voie d’espérance, de lumière… Il permet de mettre le « focus », sans faire de mauvais jeu de mot, sur le présent, sur l’observation de ce que j’ai sous les yeux, sur le plaisir de regarder intensément la vie et par la même, sortir des pensées préoccupantes sur les problématiques non résolues.

Je ne pourrais que recommander de s’autoriser au plaisir de sortir en nature et aller y trouver ce que l’on aime.

Si ça n’est pas dans tes habitudes, alors je te suggère vraiment cette re-connexion au naturel vivant, c’est une énergie ressourçante à maintes fois prouvé par les scientifiques. Comme ils le soulignent, passer du temps en pleine nature offre des bienfaits significatifs pour la santé mentale. Par exemple, une étude menée par des chercheurs allemands a révélé qu’une heure de marche en forêt réduit l’activité de l’amygdale, une région du cerveau impliquée dans la réponse au stress, suggérant une diminution notable du stress chez les participants.

De plus, une étude publiée dans Science Direct en mai 2018 indique qu’être au contact de la nature réduit le stress, améliore l’estime de soi et favorise la créativité.

Ainsi, intégrer régulièrement dans son quotidien des promenades en milieu naturel, avec un appareil photo ou simplement ton téléphone si ça te parle, peut être une stratégie efficace pour améliorer le bien-être émotionnel. Un très bon moyen de s’ancrer davantage dans le moment présent pour sortir des ruminations mentales et renforcer la résilience face aux défis.     

Se défaire du récit de la victime

Oui, la vie peut être injuste. Oui, certains événements nous ont blessés. Mais si on reste enfermé dans un rôle de victime, on s’empêche de redevenir maître de notre histoire. À un moment donné, il faut choisir : continuer à revivre sans cesse le scénario de nos blessures ou décider d’écrire une suite différente.

Cela ne signifie pas nier ce qui s’est passé, ni minimiser la douleur. Cela veut dire reprendre en quelque sorte son pouvoir. « Ceci m’est arrivé, mais cela ne me définit pas. »

Prendre conscience du récit que l’on se raconte est une étape cruciale. La façon dont nous interprétons notre propre histoire influence directement nos émotions et nos actions. Si nous nous répétons en boucle que nous sommes condamnés à souffrir, que nous sommes impuissants face aux circonstances, nous renforçons ce schéma et nous nous enfermons dans un rôle figé. Inversement, changer de perspective nous permet d’entrevoir d’autres possibilités.

Il ne s’agit pas de nier la souffrance, mais d’apprendre à la transmuter. Au lieu de la laisser nous écraser, nous pouvons en faire un moteur de transformation. Chaque blessure, même inscrite profondément dans l’inconscient, chaque cicatrice peut devenir un tremplin pour grandir, se réinventer et découvrir des ressources insoupçonnées en nous-mêmes.

Un autre élément fondamental est la responsabilité. Il ne s’agit pas de se blâmer pour ce qui nous est arrivé, mais de reconnaître que nous avons un pouvoir d’action sur la suite. Plutôt que de se concentrer sur ce que nous avons perdu ou sur l’injustice de notre passé, nous pouvons nous interroger :

« Que puis-je faire maintenant avec ce que je suis et ce que j’ai ? ».

Même si je n’ai plus grand chose… Ce basculement d’état d’esprit est l’un des piliers d’une résilience active.

Se libérer du récit de la victime, c’est aussi apprendre à pardonner, non pas pour excuser les actes subis, mais pour alléger le fardeau que nous portons. C’est couper les chaînes qui nous retiennent au passé, nous empêchant d’avancer librement. Parfois, pardonner signifie simplement relâcher l’emprise d’un souvenir douloureux et choisir de ne plus lui donner tout le pouvoir sur notre présent.

Enfin, se reconstruire passe aussi par une quête de soi, la recherche de ce que l’on est véritablement, aller à la rencontre de notre nature essentielle.

Un voyage intense, douloureux, fabuleux, salvateur et fondamental pour incarner pleinement ce que l’on est et sortir des cycles incessants de la souffrance…

Cette quête faisant partie intégrante de ma vie depuis 15 ans, elle est, elle aussi, une voie indissociable du chemin de la résilience. Elle sera l’objet d’autres articles à paraitre sur ce blog.

Qui suis-je au-delà de mes blessures ?

Que puis-je offrir au monde avec tout ce que j’ai traversé ?

C’est dans cette exploration que nous découvrons une force nouvelle, une capacité à transformer nos épreuves en sagesse et en inspiration pour nous-mêmes et pour les autres.

L’art de la patience

la patience envers soi-même
L’art de la patience

La patience envers soi même.

Si on parle souvent de patience envers les autres, on oublie qu’il faut avant tout en avoir envers soi.

La résilience est un chemin, parfois très long et douloureux; pas une performance.

On ne coche pas des cases, on ne valide pas des niveaux comme dans un jeu vidéo. Certains jours seront lumineux, d’autres plus lourds. Parfois, on aura l’impression de régresser, de revenir en arrière. Mais en vérité, chaque étape, chaque pause fait partie du voyage.

L’un des aspects les plus déroutants de la reconstruction, c’est cette impression d’avancer puis de reculer. Il y a des jours où l’on sent que l’on progresse, que l’on retrouve un semblant d’équilibre, et puis soudain, sans prévenir, un souvenir, une émotion ou une situation nous replonge dans un état de détresse.

Cette oscillation est normale, et pourtant, elle est difficile à accepter. On aimerait tant que tout soit linéaire, que chaque effort nous propulse un peu plus loin, mais la vie ne fonctionne pas ainsi. Il faut apprendre à respecter son propre rythme, même si celui-ci semble capricieux ou illogique.

Et pourtant, ce monde nous demande toujours d’aller plus vite, de performer, de montrer des résultats concrets. La société et les réseaux sociaux valorisent l’efficacité, la rapidité, la réussite immédiate, financière et flamboyante…

Mais au fond quel est le sens que nous donnons à la réussite ? Je vous laisse vous poser la question, lui permettre d’infuser en son temps et observer la réponse…

On nous pousse à « passer à autre chose », à « aller de l’avant » sans nous laisser le temps d’intégrer nos blessures. De surcroît, nous sommes « armés » différemment devant l’adversité, les épreuves. Parfois, nous sommes même carrément désarmés…

La famille, les amis, le travail, tous attendent de nous que l’on redevienne la version fonctionnelle de nous-mêmes le plus vite possible. Comme si la souffrance devait être brève, discrète, comme si elle ne méritait pas son propre espace-temps de guérison.

Mais comment guérir dans un monde qui ne nous laisse pas le temps de souffler ? Comment trouver le courage d’avancer quand tout semble nous dire qu’on est en retard, que l’on devrait déjà être ailleurs, être quelqu’un d’autre?

C’est une pression insidieuse, qui alourdit encore davantage le poids de la reconstruction. Il faut alors apprendre à s’extraire de ces injonctions, à s’autoriser une temporalité propre, à ne plus être en compétition avec des attentes extérieures.

Dans cette société de consommation où tout est instantané, où l’on veut des solutions express pour tout, la guérison nous rappelle une vérité essentielle : certaines choses prennent du temps.

Il n’existe pas de raccourci pour se reconstruire. Pas d’application miracle, pas de solution en trois étapes, pas de réussite garantie en 30 jours chrono. Il faut du courage pour accepter cela, du courage pour ralentir quand tout autour de nous accélère.

Alors, soyons indulgents avec nous-mêmes. Prenons le temps qu’il faut. Acceptons ces allers-retours, ces pauses nécessaires, ces moments où l’on stagne. Car même lorsque l’on a l’impression de ne pas avancer, un travail se fait en profondeur. La patience n’est pas une faiblesse, elle est une force discrète, une sagesse que l’on apprend à cultiver au fil du temps.

Dans la spiritualité, la patience est souvent vue comme une qualité fondamentale, un outil d’évolution intérieure.

Dans le bouddhisme, elle est l’un des « paramitas », ces vertus qui conduisent à l’éveil. Elle permet d’accueillir l’instant présent sans lutte, d’accepter que tout change et se transforme à son propre rythme. Dans le stoïcisme, elle est une marque de sagesse, la capacité à ne pas se laisser emporter par les caprices du destin et à observer les événements avec recul et humilité. Dans la tradition soufie, elle est une forme de confiance en la vie, une acceptation du fait que tout arrive en son temps et pour une raison.

Ainsi, cultiver la patience, c’est apprendre à « danser » avec le temps, à faire confiance à ce qui se déploie en nous, même lorsque nous n’en voyons pas encore le fruit. C’est choisir d’avancer avec douceur plutôt qu’avec précipitation, en sachant que chaque instant, même celui qui semble figé, est une part essentielle de notre transformation.

Trouver son refuge et le chérir comme un sanctuaire

Se retrouver dans la nature au bord d'un lac de montagne
Un havre de paix au bord d’un lac d’altitude

La résilience, c’est aussi s’offrir des espaces de répit, de paix.

Ce peut être un lieu physique, un petit coin de nature où l’on se sent zen. Ce peut être une activité : la photographie, l’écriture, la peinture, le sport, la musique. Peu importe, du moment que cela nous permet de nous reconnecter à ce qu’il y a de vivant en nous.

– Pour moi, mon refuge a toujours été la nature.

Dès que je me sens accablé, submergé par le poids du quotidien ou par mes pensées trop bruyantes, je pars m’immerger dans un paysage naturel. Forêts denses, prairies silencieuses, montagnes majestueuses… Chacun de ces lieux a un effet immédiat sur mon état intérieur. Là, au milieu des arbres, sous les branches qui filtrent la lumière, quelque chose en moi s’apaise. Le bruissement du vent dans les feuillages, le chant des oiseaux, le simple fait de sentir la vie tout autour de moi me ramènent au moment présent.

Les arbres sont mes alliés.

Je ressens une connexion profonde avec eux, comme s’ils murmuraient des secrets anciens à ceux qui prennent le temps de les écouter. Leur présence imposante mais bienveillante m’invite au respect, à la patience et à la contemplation. M’adosser à leur tronc, fermer les yeux, sentir cette puissance, les racines scellées en profondeur dans la terre, c’est comme retrouver un ancrage naturel, une force tranquille qui me rappelle que tout suit son propre cycle. 

– Et puis, il y a les animaux.

Partager cet amour avec Iris, notre merveilleuse Golden, une chienne qui m’accompagne de toute sa joie, sa présence et son dévouement, sa fidélité sans faille depuis ces douze dernières années d’épreuves…

Observer… Observer les animaux dans leur élément est une joie intense. Un chevreuil au détour d’un sentier, croiser le regard perçant d’un rapace en vol… Ces rencontres sont pour moi des signes, des clins d’œil de l’univers qui me rappellent que je fais partie de ce grand tout, que je ne suis pas seul, que nous ne faisons qu’un avec cette nature omniprésente.

La photographie a renforcé ce lien avec la nature.

Capturer un rayon de soleil transperçant la brume matinale. Figer dans le temps un ruisseau qui danse entre les rochers. Immortaliser un oiseau prenant son envol… Tout cela m’aide à cultiver la pleine présence. Derrière mon objectif, je suis totalement ancré dans l’instant. Mon regard se pose sur des détails que je ne percevrais pas autrement.

C’est une manière de m’émerveiller, encore et encore, d’apprendre à voir la beauté même dans les choses les plus simples.

Trouver son refuge, c’est trouver ce qui nous ressource profondément, ce qui nous reconnecte à notre essence.

C’est un sanctuaire où l’on peut déposer nos fardeaux, reprendre son souffle et sentir la vie circuler à nouveau en nous. Dans un monde où tout va trop vite, où les injonctions nous poussent à toujours produire, avancer, réussir, il est essentiel de se ménager ces havres de paix. Que ce soit au sommet d’une montagne, au bord d’un lac ou simplement sous un arbre familier, notre refuge nous attend toujours. Il suffit de répondre à son appel.

– Il y a aussi ces moments précieux passés au bord de l’eau.

Rien ne m’apaise autant que de m’asseoir face à un lac, de regarder ses reflets changeants sous la lumière du jour.

Loin de la foule, seul face à cette étendue paisible, je ressens une sérénité incomparable. L’eau a ce pouvoir mystérieux d’absorber nos pensées, de calmer nos tourments, de nous rappeler que tout est en mouvement, que rien ne reste figé. Parfois, c’est au bord de la mer que je vais me ressourcer, là où les vagues viennent doucement effacer les traces sur le sable, comme pour nous rappeler que chaque jour est une nouvelle page à écrire.

Ces instants suspendus, entre silence et bruissement de l’eau, sont une invitation à lâcher prise, à simplement être, à écouter ce que la nature nous murmure.

– La méditation, une plongée dans un espace profondément et naturellement calme.

La méditation en silence est pour moi aussi purificateur qu’une grande bouffée d’air après une apnée qui s’éternise…

C’est un retour à la source, un espace où le tumulte du monde s’efface, où le mental trouve un repos bien mérité.

Méditer, c’est apprendre à écouter ce qui se joue en soi sans chercher à le contrôler, à accueillir ses pensées et émotions. C’est aussi une école de la patience et de l’acceptation. Un apprentissage du lâcher-prise qui, petit à petit, nous aide à voir avec plus de clarté. Dans ce silence habité, on retrouve souvent des réponses que l’on cherchait désespérément ailleurs. On découvre une paix qui, bien qu’invisible, façonne profondément notre manière d’être au monde.

La méditation à cette vertu de nous établir pleinement en Conscience.

Conscience qui guérit bien des blessures de manière naturelle et inexpliquée parfois.

C’est une plongée au coeur de son être, une connexion avec son intimité la plus pure. Nous en parlerons amplement dans ce blog.

Laisser la vie nous surprendre

Enfin, la plus belle leçon que j’ai apprise, c’est de rester ouvert aux surprises. Quand tout s’effondre, on a tendance à se renfermer, à prévoir le pire, à anticiper les coups suivants. Mais la vie a une façon fascinante de nous apporter des rencontres inattendues, des opportunités insoupçonnées, des chemins que nous n’aurions jamais osé emprunter.

Aujourd’hui, si je regarde en arrière, je vois que chaque épreuve ​passée contenait une graine de renouveau.

​E​n revanche, rien n’est encore gagné. Doucement, une énergie différente s’installe, mais sans que je sache exactement où cela va mener ni quels résultats concrets cela ​m’apportera.

C’est une période incertaine, fragile, où tout peut encore basculer. Ce n’est pas encore l’aboutissement, mais le début d’une nouvelle phase où il faut maintenir le cap et ne pas se laisser happer par le doute ou la lassitude. Je suis convaincu que quoi qu’il arrive, ce sera pour le meilleur.

Il est donc essentiel de rester engagé dans cette transformation, de continuer à avancer malgré les incertitudes. Tant que les problématiques personnelles, émotionnelles et professionnelles ne sont pas résolues, il faut rester vigilant, persévérant. La tentation de baisser les bras ou de croire que l’on a déjà tout surmonté peut être grande, mais chaque étape mérite son attention et son travail.

La guérison, la reconstruction, l’évolution ne sont pas linéaires et il faut accepter que ce chemin demande du temps, de la patience et une foi inébranlable.

Alors, si aujourd’hui tu te sens perdu, si tu doutes, si tu traverses une tempête, sache que même si tu ne le vois pas encore, une part de toi est déjà en train de reconstruire un chemin vers la lumière.

La foi, dans ces moments-là, devient un sanctuaire intérieur, un refuge que l’on porte en soi. Un Guide pour ne pas se perdre et se laisser aller. C’est elle qui m’a poussée vers le retour à l’écriture sur ce blog comme tu peux le lire en cliquant ici.

Elle ne repose pas nécessairement sur une croyance religieuse, mais sur cette intime conviction qu’au-delà du chaos, une forme d’harmonie se profile. Elle nous invite à continuer, à avancer pas à pas, même si la destination demeure floue. En attendant que la lumière soit bien établie en Soi et se matérialise dans notre vie, cette foi est un souffle, une lueur discrète mais constante qui nous soutient. Faire confiance en la vie qui sait mieux que nous ce dont nous avons réellement besoin pour grandir…

Les épreuves, aussi grandes soient-elles, devraient être toujours surmontables si l’on s’y consacre sincèrement et que l’on opère les transformations nécessaires…

Des corrections à ce qui nous caractérise devraient être apportées. Des changements de comportements, d’attitudes, d’habitudes, de schémas de pensées, de façons de voir les autres et le monde sont nécessaires voir cruciaux pour voir notre vie évoluer. Autrement tout restera comme avant et la souffrance perdurera.

Rester en mouvement, même lentement, car c’est dans la constance et l’engagement que se construit véritablement la résilience.

Et toi, as-tu déjà ressenti cette phase de renouveau incertain, où tout semble encore fragile mais porteur d’une transformation profonde ?

Comment traverses-tu ces périodes où l’avenir reste flou, mais où l’intuition murmure que quelque chose de nouveau se prépare ?

J’aimerais beaucoup découvrir ton ressenti, ton expérience, et peut-être ensemble, éclairer un peu plus ce chemin qui nous mène vers demain.

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